Portrait de Sylvain Grosjean

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Sylvain Grosjean

Né le 19 septembre 1990, à Lyon

Raquette : Yonex Arcsaber 10

Classement : A1/T20/T10

 

Honneur aux dames. Aucun mot sur Sylvain Grosjean avant de lire le portrait de Laurie Benredjem. Car ce qui les unit, ce n’est pas seulement une histoire d’amour (ils vivent ensemble), mais aussi une histoire de genou. Vous avez lu la biographie de Laurie ? Oui, très bien. Souvenez vous de sa rupture des ligaments croisés en 2009. Ça tombe bien, Sylvain Grosjean a fait de cette blessure sa spécialité. Il est kinésithérapeute. Diplômé en 2014, il a consacré son mémoire aux « préventions des blessures sur les ligaments croisés en badminton ». Un sujet très sérieux – « c’est plus courant qu’on ne croit et on peut l’éviter », dit-il – dans un pays – la France – où « tout reste à faire en matière de recherche médicale ; on a quelques années de retard ».

Une présentation un peu rude, direz vous, pour dresser le portrait de l’un des meilleurs joueurs de double de France. Alors parlons un peu sport ; on reviendra aux ligaments croisés plus tard, même si les siens vont très bien.

« J’étais au collège, en classe de sixième, quand ma mère m’a conseillé, disons même obligé, de m’inscrire au badminton. J’en faisais le lundi et le mercredi, entre 12 heures et 14 heures. L’année suivante, j’entrais au club de Villeurbanne », se souvient-il. Sylvain Grosjean intègre alors la filière des meilleurs : Pôle espoir de Voiron (Isère) à l’âge de quinze ans et une carrière professionnelle jusqu’en 2012. Et un beau palmarès : deux fois champion de France en double, quatre fois vice-champion de France en mixte, champion d’Europe en double, entre autres victoires qui lui ont permit de courir à travers le monde. « J’ai fait toute l’Europe au moins trois fois, je suis allé en Chine, en Inde, en Indonésie, en Malaisie… J’avoue que ça me manque un peu ». N’oublions pas la Corée du Sud, pays d’origine d’un joueur qui l’a marqué, Kim Dong-moon : « Certaines personnes ont métamorphosé le style du jeu ; lui, il l’a fait pour le double ».

Dans le Top12 de l’AUC depuis 2010, il a fait de son autre « carrière », les études en kinésithérapie une priorité : « Ce n’était pas facile de faire les deux, mais c’est important. En plus, je peux trouver du travail partout en France ». Alors le badminton est devenu un « bon hobby », dit-il, sans mauvaise connotation aucune, car il reste un professionnel sur le terrain : « Je m’applique, en tentant d’être toujours performant ». Par ailleurs, être un jeune « retraité » présente des avantages ; on a notamment le temps de réaliser des objectifs sportifs ambitieux. Et Sylvain Grosjean s’en est fixé quelques uns : le marathon (il a fait celui de Paris en 2013), le saut en parachute et le triathlon. Pas très bon pour les genoux tout ça. Heureusement, il y a la troisième mi-temps : « J’en fais pas mal. C’est important ! ».

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