Portrait d’Alexandre Françoise

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Alexandre Françoise

Né le 17 mai 1990, à Mantes-la-Jolie

Raquette : Carlton Kinesis X90

Classement : T20/T50/T20

 

Sa tranquillité, son calme sont d’importants traits de sa personnalité. Ils caractérisent aussi son jeu, technique et précis. Mais ne vous fiez pas entièrement aux apparences, Alexandre Françoise est plus bavard qu’il ne paraît… Et le badminton a peut être quelque chose à voir avec ça : « Ce sport m’a permis de m’ouvrir, d’être avec les autres, que des gens s’intéressent à moi ». Le ton est donné pour quelqu’un qui n’a jamais rangé sa raquette depuis l’âge de cinq ans.

C’est son père, ancien président du club de Mantes-la-Jolie, qui lui a donné « le truc » ; ils échangeaient quelques volants pendant les vacances. Avant que les choses ne deviennent sérieuses : les premières compétitions (et victoires) régionales et nationales lui permettent d’intégrer le Pôle espoir de Châtenay-Malabry en classe de troisième. L’INSEP le repère et l’accepte en première. Toutefois, la « belle histoire » se termine là : « Six mois après être arrivé, j’ai arrêté. Je n’arrivais pas à suivre le rythme et il y avait un problème de confiance avec l’entraîneur ». Mais ce qui apparaît comme une déception se révèle être une feinte comme il sait les faire sur le terrain – on ne s’étonnera pas que le Danois Peter Gade, maître en la matière, soit l’une de ses références. Car s’il revient s’installer à Mantes-la-Jolie, sans encadrement ni entraîneur, il arrive en finale du championnat de France en 2009 et perd contre… Brice Leverdez, détenteur du titre depuis cette date. Un an plus tard, Alexandre Françoise remporte l’Open de Slovaquie.

C’est à cette époque que le club d’Aix-en-Provence s’intéresse à lui. Adieu la grisaille de la région parisienne, bonjour les terrains du Sud, où il n’est pas seulement joueur. Il entraîne sept groupes de jeunes et un d’adultes. Pendant ce temps, il ne range pas ses souvenirs de compétition internationale dans un tiroir et aspire à reprendre – « Quand je vois ce que je fais aujourd’hui, je sais que j’aurai pu aller plus loin ». Il n’est sans doute pas trop tard et Alexandre Françoise s’y penche sérieusement : « Mon jeu est technique, j’aime le filet et les feintes, mais je manque un peu de force. Or, le jeu actuel est plus physique, il faut taper fort, mettre le volant par terre plus rapidement. Il faut des armes puissantes et je les travaille ». Attention, il ne renoncera pas à son style, basé sur le placement et le contrôle du volant, très efficace en double mixte, l’une de ses spécialités. Car il aime avant tout jouer, « peu importe le modèle de raquette, rigide, souple, donne m’en une et je joue ! ».

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