Portrait d’Indra Bagus Ade Chandra

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Indra Bagus Ade Chandra

Né 13 juillet 1987, à Djakarta (Indonésie)

Raquette : Yonex Nanoray 700 FX

Classement : T5/T5/T5

 

Quand il était petit, il jouait tout seul contre le mur pendant trente minutes, avant d’aller à l’école. Une petite anecdote qui résume ce que représente le badminton pour Indra Bagus Ade Chandra. Il est né en Indonésie, l’une des grandes nations de ce sport. Dans son quartier de Djakarta, la capitale d’un pays réparti sur plus de 13000 îles et habité par 250 millions de personnes, il n’était pas aisé de se dire que le volant pouvait être un avenir professionnel. Car les places sont chères.

« J’ai un peu essayé le tennis, mais la raquette était bien trop grande, et le terrain immense ! », se souvient-il avec humour. Indra Bagus Ade Chandra a toujours le sourire. Pourquoi pas le tennis de table alors ? « Mon père était champion, j’aurai eu du mal à faire aussi bien que lui ». Et la raquette était trop petite. Il commence le badminton à l’âge de neuf ans et s’entraîne tous les jours entre 15 heures et 18 heures : « J’habitais proche de trois gymnases ». Un luxe dans une ville qui ne dort jamais, vivant au rythme de ses près de 10 millions d’âmes. Il est tout de suite repéré et intègre l’équipe nationale : « C’est extrêmement difficile ; près de 200 joueurs se présentent aux essais et ils n’en prennent que deux ». Il côtoie les meilleurs du monde, tel son compatriote Taufiq Hidayat, de six ans son aîné. Mais Indra n’a pas vraiment de « références », même s’il rappelle que Dick Sudirman ou Alan Budikusuma, également Indonésiens, ont fait partie de ces joueurs qui ont marqué la planète badminton.

La compétition est rude et, pour évoluer, penser à sa carrière, Indra Bagus Ade Chandra doit partir. En 2009, il atterrit au Japon, dans un club près de Tokyo, mais il n’y reste que deux mois. « Je n’aimais pas le style de vie là-bas ; quelque chose n’allait pas, alors j’ai préféré rentrer chez moi », explique-t-il. La phase Djakarta ne dure pas longtemps, puisqu’il s’envole tout de suite après en Espagne, à Madrid d’abord, puis à Alicante, où il s’entraîne et vit pendant trois ans. Il s’y inscrit même à l’université, mais ne termina pas ses études. Il fallait choisir.

Direction Milan, en Italie, où il était l’entraîneur de l’équipe nationale jusqu’à début 2014. Mais il en reste l’un des joueurs clés, son contrat courant jusqu’en 2016. Alors, forcément, il parle espagnol, italien, parfois les deux ensembles dans la même phrase, avec un sourire. Sa langue reste le bahasa indonesia, celle de son pays : « Je suis très fier d’être Indonésien, c’est une grande nation. On m’a donné la nationalité italienne, mais je n’ai pris le passeport ». En 2016, quand son contrat en Italie se terminera, il compte bien continuer à entraîner : « J’aimerai bien avoir un club en Indonésie, mais c’est très coûteux. Car c’est formidable de créer un joueur depuis zéro, l’accompagner. Pourquoi pas à l’AUC ? ». C’est lui qui pose la question. Et un projet plus personnel : réaliser le pèlerinage à La Mecque. Salamat Indra !

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