Portrait de Lianne Tan

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Lianne Tan

Née 13 novembre 1990, à Bilzen (Belgique)

Raquette : Yonex Nanoray 700 RP

Classement : T5/T20/T50

 

Commençons pas le plus important : Lianne Tan n’aime pas la bière. Une information sans aucune importance, penserez-vous. Mais elle est Belge ! Elle vient plus exactement de Flandres, d’une ville appelée Bilzen, au nord-est du Plat Pays. C’est là qu’étaient alors installés ses parents, son père y avait épousé une Belge après avoir quitté son Indonésie natale. « Il vient de Bandung, sur l’île de Java. J’y rentrais chaque été pour voir la famille, et c’était super pour s’entraîner. Par contre, pour y faire son trou en badminton, c’est très difficile », explique-t-elle.

Justement, soyons sérieux cinq minutes et parlons badminton. Lianne Tan a commencé tôt, dès sept ans, alors qu’elle pratiquait déjà la gymnastique. « J’ai fait les deux sports pendant un an, mais c’était compliqué. Alors le choix fut facile, car tout le monde dans ma famille faisait du badminton », dit-elle. Son frère aîné est allé aux Jeux olympiques de Londres en 2012 – elle aussi – et était qualifié pour ceux de Pékin en 2008, mais la Belgique n’a pas pu participer. Ils ont remporté leurs premiers tournois ensemble et ont le même entraîneur, papa. Elle n’a pas suivi de section sportive, allant dans un collège et un lycée « normaux » ; son père l’entraînait le soir, tous les jours. « C’est un excellent analyste de jeu », dit-elle de lui.

Entre 2008 et 2012, Lianne Tan a été professionnelle, mais cela ne suffisait pas : « Je tenais à avoir quelque chose à côté, car, à un moment donné, on doit arrêter. Je n’allais pas rester toute ma vie dans le badminton et je ne voulais pas devenir entraîneur ». Au moins, les choses sont claires.

Après la bière, voici une autre révélation : Lianne Tan est dentiste. Pour être plus précis, elle termine ses études, afin d’exercer le même métier que son père. « Je n’aimais pas trop médecine, alors que j’ai un vrai intérêt pour dentiste ». Elle est inscrite à l’université de Nimègue, aux Pays-Bas, où elle habite. Ces futurs patients hériteront peut-être, durant les soins, de sa façon de jouer, avec beaucoup de technique, sans frapper fort ; « le plus important, c’est le mental ». Une délicatesse issue d’une musicienne : huit années de flute traversière, cela ne s’oublie pas.

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